20 Jul, 2019
jeudi, 21 janvier 2016 20:34

Deux journées de travail pour harmoniser de meilleures relations entre Haïti et la République Dominicaine Spécial

De gauche à Droite, Ernst Mathurin, Alfred Pierre, Colette Lespinasse, modératrice de la conférence-débat et l'un des participants De gauche à Droite, Ernst Mathurin, Alfred Pierre, Colette Lespinasse, modératrice de la conférence-débat et l'un des participants Photo: Rigard Orbé

Migration, Commerce, Environnement: De meilleures relations sur l’île pour le bien être des deux peuples, c’est autour de ce thème que la Commission de Concertation Haïtiano-Dominicaine (CCHD) a tenu sa dernière  assemblée générale, à Port-au-Prince, les 14 et 15 janvier 2016.

Des représentant (e)s d’organisationshaïtiennes et dominicaines intéressées à la problématique migratoire, des représentants d’organisations internationales, des professeurs et des étudiants, ont  participé le 14 janvier à la première journée dédiée à une conférence-débat sur les thématiques précitées qui relient les deux pays.

Le professeur Alfred Pierre, de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), qui intervenait à cette conférence, a fait une historicité de la migration haïtienne à travers le monde. Haïti est un pays d’émigration selon M.Pierre qui explique que bon nombre de gens qui émigrent le font pour survivre. Toutes catégories sociales sont touchées par cette migration de refuge, a-t-il  ajouté.

A partir de l’occupation américaine, Haïti est considéré comme un fournisseur de main d’œuvre pour la Caraïbe, en particulier pour la République Dominicaine. Malheureusement, l’Etat haïtien semble négliger un tel aspect, soutient Alfred Pierre. A analyser la façon dont les autorités haïtiennes gèrent le dossier des migrants en République Dominicaine, on peut arriver à cette conclusion.

Tout en montrant que le phénomène migratoire est un facteur de transformation sociale pour différents groupes de la société haïtienne, le professeur propose de  prendre des mesures pour qu’il soit profitable non seulement pour le pays  d’accueil mais aussi pour Haïti.

Face à cela, plusieurs enjeux doivent être considérés. Comment éviter que les violations de droits humains à l’égard des ressortissants haïtiens vivant en territoire dominicain se répètent dans d’autres pays ? Comment faire pour que les gens qui émigrent le fassent dans de meilleures conditions ? se questionne le coordonnateur de l’Observatoire de Recherche sur les Rapports Elites-Population et les Migrations (ORREM).

«L’Etat haïtien pourrait développer  des accords migratoires avec les pays amis où s’émigrent des ressortissants haïtiens. Ce qui permettra de combattre les violations de droits humains dont sont victimes les migrants haïtiens  et de pouvoir saisir les opportunités offertes par la migration de travail », a-t-il conclu.

Le débat sur la migration a été très animé avec les participants. Selon certains d’entre eux, la migration est beaucoup plus négative que positive en raison de la fuite des cerveaux.)

«La perte des ressources humaines est plutôt un fait négatif  pour Haïti. Car faute d’encadrement, beaucoup de professionnels haïtiens s’installent dans des pays étrangers. Pourtant ils pourraient contribuer au développement de leur pays », ont-ils/elles déclaré.

Pour sa part, le Coordonnateur du Groupe de Recherche et d’Appui en Milieu Rural (GRAMIR), Ernst Mathurin, a montré un lien entre la migration haïtienne et la dégradation de l’environnement. M.Mathurin a présenté son analyse sur les 100 dernières années de l’histoire du pays qui sont caractérisées par une déstructuration de la paysannerie.

L’ingénieur, qui en a profité pour faire une historicité sur la façon dont les bétails des paysans ont été détruits «Kochon kreyòl»  sous le régime de Jean Claude Duvalier, a rappelé aussi que ce sont l’insécurité alimentaire, le démantèlement de l’agriculture et de l’élevage qui ont provoqué la migration des agriculteurs.

Il a pris aussi en exemple l’embargo imposé au pays en 1991 qui a eu une retombée négative sur la production nationale. «Tout ceci allait encourager les gens dépendant de l’agriculture et de l’élevage à quitter le pays. Ajouter aux politiques publiques contraires à la relance de cette production locale », a-t-il rappelé.

La deuxième journée, réalisée seulement avec les organisations membres et partenaires financiers, a été consacrée à la finalisation d’un plan d’actions de l’année 2016 visant à contribuer à l’harmonisation des relations de bon voisinage entre les deux peuples de l’île.

La CCHD, dont l’objectif est de réfléchir pour une meilleure cohabitation sur l’île, est une plateforme composée d’organisations de droits humains d’Haïti et de la République Dominicaine notamment, le GARR, le SJM-Haïti, le RFJS, l’OBMICA, le MOSCTHA, le MUDHA  et  la Fondation Zile, Réseau Jacques Viau /CCDH, et Centro BONO.

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Dernière modification le jeudi, 21 janvier 2016 20:59

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