18 Jan, 2020
lundi, 17 août 2015 22:19

Haïti/République dominicaine: Un père de famille, sa sœur et ses quatre enfants rapatriés à Malpasse et secourus par le GARR Spécial

Des ressortissant (e)s haïtiens lors d'une opération de rapatriements à Malpasse/Jimani Des ressortissant (e)s haïtiens lors d'une opération de rapatriements à Malpasse/Jimani Photo: Archives GARR

Il était environ 1 heure de l’après midi quand Célestin, 33 ans, ses quatre enfants âgés respectivement de 14 ans, 5 ans, 3 ans, 4 mois et sa sœur Naïka, 18 ans, ont été accueillis par le GARR au commissariat de Port-au-Prince, le samedi 15 août 2015. Cette famille de 5 personnes a été rapatriée au point frontalier de Malpasse/Jimani, le vendredi 14 août 2015.

Elle vivait à Bávaro, une ville touristique dominicaine située à la côte nord de Punta Cana depuis environ deux ans. Cette famille qui est originaire de Ouanaminthe, département du Nord-est d’Haïti, a été interceptée chez elle par des agents de la migration dominicaine dans la matinée du 12 août 2015. Elle a été placée dans un centre de détention à Haina avant d’être rapatriée, le 14 août 2015.

Suite à sa reconduite humiliante, cette famille que dirige M. Célestin a marché depuis la frontière de Malpasse pour aboutir à Radio Kiskeya puis au Commissariat de Port-au-Prince, qui se trouve au Champ de Mars.

Selon les déclarations du jeune père rapatrié, sa femme a été épargnée dans ce rapatriement parce qu’elle était allée travailler au moment où les agents de la migration dominicaine s’étaient violemment introduits dans sa maison.

« L’un des agents m’a rudement frappé avec son bâton pour me forcer à monter très vite dans le véhicule avec ma famille. Ma femme n’est même pas au courant si nous sommes rapatriés vers Haïti. Nous voilà ici sans un sous avec les mains vides.», s’est plaint le chef de famille d’un air déçu.

Les rapatriés étaient visiblement fatigués après avoir marché plus de 45 kilomètres en quête d’une solution pour regagner leur commune d’origine.

Dans son travail d’accueil de personnes rapatriées, le GARR a dû intervenir pour apporter à ces ressortissant (e)s haïtiens une assistance humanitaire. Ils/elles ont été conduits à une compagnie haïtienne de transport afin de faciliter leur retour à Ouanaminthe.

«N’était-ce l’intervention urgente de cette organisation de droits humains, la faim nous aurait tués et nous aurions dormi à la belle étoile aujourd’hui. Nous sommes contents de pouvoir regagner notre ville natale.», a déclaré Célestin d’un air satisfait.

Soulignons que ce rapatriement est survenu dans un contexte où les autorités dominicaines ne cessent de se défendre face aux multiples accusations faisant croire qu’elles violent les droits des ressortissant (e)s haïtiens établis sur leur territoire.

Tout en condamnant les conditions dans lesquelles cette famille a été reconduite le week-end dernier à Malpasse, le GARR appelle une fois de plus les autorités haïtiennes à exiger du gouvernement dominicain le respect du protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement paraphé le 2 décembre 1999 entre les deux Etats insulaires. Lequel protocole interdit la séparation de famille et le fait de ne pas donner la possibilité aux personnes rapatriées d’emporter leurs effets personnels au moment des rapatriements.

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Dernière modification le lundi, 17 août 2015 22:36

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