19 Jan, 2020
samedi, 04 juillet 2015 01:25

Rapatriements : 13 ressortissant(e)s haïtiens dont 2 enfants de moins de 5 ans chassés du territoire dominicain Spécial

Des ressortissant (e)s haitiens lors d'une opération de rapatriements à un point frontalier haitiano-dominicain Des ressortissant (e)s haitiens lors d'une opération de rapatriements à un point frontalier haitiano-dominicain Photo: Archives GARR

13 migrants (e)s haïtiens interceptés par des policiers dominicains à Vicente Noble, dans la nuit du mercredi 1er  juillet  2015 ont été rapatriés à La Dociente, une localité dominicaine voisine de «Dosanon », 2ème section de Boucan Bois Pin, à Cornillon/Grand-Bois, Haïti.  Au nombre de ces personnes, figurent 8 hommes, 3 femmes et 2 enfants de moins de cinq ans, a recensé Jean Junior Bertho, animateur du GARR basé dans la dite commune frontalière.

 

Selon les témoignages de ces migrants (e)s, ils/elles revenaient du travail aux environs de 5 heures p.m quand les policiers dominicains leur ont fait signe de s’arrêter pour les contraindre à monter dans un bus. Ces policiers les a conduits à Lostin, une localité frontalière dominicaine située à des centaines de kilomètres de Cornillon  aux environs de 1 heure du matin.

Ces rapatriés (e)s qui ont vécu pour la plupart entre 3 et 8 ans en République Dominicaine travaillaient dans les secteurs de la construction et de l’agriculture. Ils/elles ont dû marcher plusieurs centaines de  kilomètres pour rentrer sur le territoire haïtien notamment à Dosanon.

Il était 7 heures du matin quand ces ressortissant(e)s sont arrivé (e)s à Cornillon, visiblement très fatiguées. Ils/elles étaient accueilli (e)s par Mona Joseph, membre du Conseil d’Administration de la 2ème  Section Communale (CASEC) de Cornillon et l’animateur du GARR.

  L’un d’entre eux s’est fait blesser légèrement au genou droit au moment où il tentait de s’enfuir pour s’échapper de la main de la police dominicaine.

 « J’ai vécu  4 ans là-bas. Je travaillais dans le secteur de  la construction. Je revenais du travail quand ces policiers m’ont fait signe de m’arrêter. Je tentais de m’enfuir, mais sans succès. », a déclaré Robert, apparemment déçu.

Rosemène qui travaillait dans une plantation dominicaine, s’est montrée très critique envers les autorités haïtiennes qui, selon elle, n’ont jusqu’ici pas mis en place de vrais programmes sociaux susceptibles d’encourager les Haïtiens à rester chez eux au lieu d’aller se faire humilier en territoire dominicain.

« Je le répète souvent à mes collègues. S’il  y avait du travail en Haïti, aucun Haïtien n’irait jamais là-bas pour se faire humilier par les Dominicains.»,  a-t-elle indiqué.

 Soulignons que dans la nuit du 1er au 2 juillet 2015, 21 migrants (e)s haïtiens ont été rapatrié (e)s par les autorités dominicaines à la frontière de Jimani/Malpasse aux environs de  minuit, et cela en dehors du respect du Protocole  d’accord sur les mécanismes de rapatriement paraphé entre les gouvernements haïtien et dominicain en décembre 1999.  Au nombre de ces personnes rapatriées, figuraient 8 enfants en bas âge.

 

blog comments powered by Disqus
Dernière modification le samedi, 04 juillet 2015 01:54

Media

blog comments powered by Disqus

Login Form



mobil porno rokettube porno video porno izle