26 Aug, 2019

Le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies a recommandé, le 30 janvier 2019, à la République dominicaine d'améliorer les garanties pour les immigrants haïtiens et de prendre des mesures pour réduire la violence basée sur le genre, lors de la 32ème session du Groupe de travail de l’examen périodique universel, à Genève.

Publié dans Droits de l'Homme

Les autorités dominicaines ont durci le ton au cours des six premiers mois de l’année soit de janvier à juin 2019. 52510 cas de rapatriement, 109 mineurs non accompagnés et 700 retourné-e-s spontanés ont été recensés au niveau des points frontaliers officiels et non officiels entre Haïti et la République Dominicaine.

S’il est facile pour plusieurs migrant(e)s haïtiens rapatriés, une fois accueillis à  l’un des bureaux du GARR de regagner leur zone d’origine, d’autres sont indécis. Contraint(e)s de rester parce qu’ils/elles n’ont nulle part où  aller. C’est le cas d’une haïtienne rapatriée avec ses deux enfants sur la frontière de Belladère/Elias Piña. Accueillie au bureau du GARR à Belladère, le 3 juillet 2015 aux environs de 7h du soir, elle explique son parcours…

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a appelé le Gouvernement de la République dominicaine à ne pas expulser des dizaines de milliers de personnes dont la citoyenneté a été remise en question par une décision de la Cour constitutionnelle du pays datant de 2013.

Plusieurs organisations dominicaines et haïtiennes montent au créneau contre la démarche de la République Dominicaine de procéder à des rapatriements massifs à la fin du PNRE. A maintes reprises, ces organisations réclament une prolongation du PNRE complétée par une révision des documents exigés afin d’éviter à Haïti une catastrophe humanitaire.

Plus de 300 migrants-es haïtiens ont été expulsés d’Ortega, municipalité de Moca, dans la partie Sud-est de la Province dominicaine ‘’Espaillat’’. Cette situation s’est produite le mercredi 8 avril 2015 suite au décès d’un Dominicain dénommé Carlos José Núñez Gómez, un chauffeur de taxi-moto, a appris le GARR.

Après avoir écouté à travers les medias l’ensemble des tortures, notamment la pendaison sur la place publique d’un concitoyen haïtien, Harry Claude Jean, à Santiago, nord de la République Dominicaine. un groupe de planteurs, membres de l’Association d’irrigants du périmètre irrigué de Nan Trou (AIPN), dans la commune de Mole Saint-Nicolas (Bas Nord-ouest), se   dit révolté contre cet acte barbare et les humiliations récurrentes dont sont l’objet les travailleurs migrants haïtiens en République Dominicaine.

Plus d’une centaine d’organisations et de personnalités ont adressé une correspondance, à Leonel Fernandez, l’ex-président dominicain, le 19 février 2015, en vue de lui demander d’intervenir face à la campagne anti-haïtienne provoquant de terribles affronts notamment la pendaison du jeune migrant et l’incendie du drapeau haïtien, à la communauté haïtienne en République Dominicaine. Les signataires dont le GARR, qui ont condamné énergiquement ces actes criminels et racistes, ont invité le président du Parti de Libération Dominicaine à se positionner contre ces pratiques qui entravent les bonnes relations entre les deux pays partageant l’île sinon l’histoire retiendra son nom parmi les instigateurs.

Ci-joint l’intégralité de la correspondance :

Dans une note de presse, le Réseau Dominico-Haïtien Jacques Viau (REDH) appelle les autorités dominicaines à prendre au sérieux l’appel à la violence lancé par un groupe de xénophobes dominicains.

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